Quand on pense à la gastronomie japonaise, on pense souvent aux sushis, aux gyozas ou encore au ramen. Mais les spécialités culinaires de ce pays ne s’arrêtent pas là ! On en recense plus de 300 à travers tout le territoire. À titre de comparaison, la France en compte environ 400, sans inclure les nombreuses variétés de fromages.
Voici une liste non exhaustive de plats, snacks et desserts à goûter si vous prévoyez un voyage au Japon.
Les plats au restaurant
Les Ramens et ses déclinaisons
Les ramen, plat incontournable de la gastronomie japonaise, trouvent en réalité leur origine en Chine. Il s’agit de nouilles de blé servies dans un bouillon, dont l’introduction au Japon remonterait à la fin du XIXe siècle, grâce aux immigrants chinois. Le terme ramen viendrait du chinois lāmiàn, qui signifie « nouilles tirées à la main ».
Il existe de nombreuses variantes de ramen, selon le bouillon, la sauce de base et les ingrédients ajoutés. Les quatre principaux types de bouillons sont :
- Tonkotsu : un bouillon crémeux et riche en goût, à base d’os de porc longuement mijotés. Il est originaire de l’île de Kyūshū.
- Shoyu : un bouillon clair et salé à base de sauce soja, généralement accompagné de viande de poulet ou de porc.
- Miso : un bouillon corsé à base de pâte de miso, très populaire dans le nord du Japon, notamment à Hokkaidō.
- Shio : un bouillon léger et salé, souvent préparé avec du poulet ou des fruits de mer.
Les Japonais consomment ce plat à toutes les occasions : lors de festivités, pendant la pause déjeuner ou encore pour se réchauffer en hiver, où il est particulièrement apprécié pour son côté réconfortant.

Bonnes adresses : La chaine de ramen; Ichiran Ramen, a un très bon rapport qualité prix pour ce plat. Je vous conseille aussi ce restaurant, un très bon ramen de la capitale.
Les Sushi et Nigiri
À l’origine, le sushi était une méthode de conservation du poisson. Cette technique, appelée narezushi, consistait à faire fermenter du poisson cru avec du riz et du sel, permettant ainsi sa conservation pendant plusieurs mois. Apparue en Asie du Sud-Est, cette méthode a ensuite voyagé jusqu’en Chine, avant d’arriver au Japon vers le VIIIe siècle.
Le sushi moderne, tel qu’on le connaît aujourd’hui (notamment le nigiri), est né à Edo (l’actuelle Tokyo) au début du XIXe siècle. Il était alors vendu par des marchands ambulants comme une nourriture de rue rapide et pratique, proche d’un snack.


Voici quelques types de sushis, classés selon leur forme et leurs ingrédients :
- Nigiri : boulette de riz vinaigré surmontée d’une tranche de poisson cru, parfois maintenue avec une bande d’algue nori.
- Maki : rouleau de riz et de garniture (poisson, légumes…) enroulé dans une feuille d’algue nori, puis découpé en tranches.
- Temaki : cône d’algue nori garni de riz, de poisson et de légumes, que l’on mange avec les doigts.
- Oshi-zushi : sushi pressé dans un moule en bois, typique de la région d’Osaka.
- Inari-zushi : riz vinaigré enfermé dans une poche de tofu frit légèrement sucrée.

Le sushi se déguste aussi bien lors d’occasions spéciales, comme le Hanami (la fête des cerisiers en fleurs), que lors de célébrations familiales ou au quotidien. Il s’accompagne généralement de sauce soja salée, de wasabi, de gari (lamelles de gingembre mariné) et parfois de daikon (radis blanc).
Côté boisson, le thé vert est le plus souvent servi avec les sushis, apportant fraîcheur et légèreté au repas.
Bonnes adresses :
L’une des chaînes de sushi au Japon la plus connue est Sushiro, avec un système de commande par tablette et un paiement en fonction des couleurs des assiettes de sushi. Pour mêler expérience et gustation de qualité viser les sushi Omakase tel que Sushi Shino.
L’Okonomiyaki
Si l’on décompose ce mot, on obtient : Okonomi, qui signifie « ce que vous aimez », et Yaki, qui veut dire « grillé ». Autrement dit, okonomiyaki signifie littéralement « ce que vous voulez, grillé ». On le surnomme aussi l’omelette japonaise.
Ce plat a été inventé après la Seconde Guerre mondiale, à une époque marquée par la pénurie. Il s’agissait d’un repas bon marché, préparé avec des ingrédients variés selon les disponibilités du moment. Très populaire à Osaka, l’okonomiyaki se compose généralement de chou, œuf, farine, dashi, viande ou fruits de mer, le tout mélangé à une pâte, puis cuit sur une plaque chauffante (teppan). On le garnit ensuite de bonite séchée et de différentes sauces.

Il existe toutefois des variantes régionales : à Hiroshima, les ingrédients sont superposés plutôt que mélangés, avec l’ajout de nouilles sautées ; à Tokyo, certaines garnitures et méthodes de cuisson diffèrent également.
Dans tous les cas, c’est un plat convivial, qui se partage souvent à plusieurs, parfois directement sur la plaque chaude, à l’aide d’une spatule. Pour un repas complet, on l’accompagne volontiers de riz blanc, d’une soupe miso ou encore de légumes marinés.
Bonne adresse :
Voici un restaurant de cette spécialité dans la capitale : restaurant Sacchan; venir de bonheur car très peu de place.
Le Tempura
Le tempura n’est pas un plat d’origine strictement japonaise. Il aurait été introduit au Japon au XVIe siècle par des missionnaires portugais, notamment dans la région de Nagasaki. Le mot viendrait du latin tempora, utilisé par les catholiques pour désigner les jours d’abstinence de viande, pendant lesquels on consommait plutôt du poisson ou des légumes frits. Au fil du temps, le tempura est devenu un art culinaire raffiné, particulièrement à Tokyo, dès le XVIIe siècle. À l’époque, il était souvent vendu comme street food, sur des stands appelés yatai.
De nombreux ingrédients peuvent être préparés en tempura : crevettes, poisson blanc, coquilles Saint-Jacques, calamars, ainsi que des légumes comme la courge, la carotte, les haricots verts, l’aubergine, la patate douce, les champignons ou encore le poivron vert. Les tempura peuvent être dégustés seuls, servis dans un bol de riz, ou accompagnés de nouilles udon ou soba, chaudes ou froides. On trouve également des tempura maki, une version moderne et fusion qui combine friture et sushi.
Bonne adresse :
Je peux vous recommander ce Tempura Shokoudo Manten, dans le quartier de Nishi-Shinjuku; restaurant d’habitué et familiale.

Le Tonkastu
Le tonkatsu est né à la fin du XIXe siècle, pendant l’ère Meiji, une période de modernisation intense au Japon, durant laquelle de nombreux plats occidentaux ont été adaptés à la cuisine locale. Il s’inspire directement de la côtelette de veau panée européenne. Vers la fin des années 1800, les Japonais créent un plat similaire à base de porc, plus courant et apprécié localement : le katsuretsu, rapidement abrégé en katsu.

Le tonkatsu est composé de porc pané (généralement de l’échine ou du filet), frit à l’huile, jusqu’à obtenir une texture croustillante; servis dans un bol de riz avec un oeuf battu et des oignons mijotés, mais on la retrouve aussi avec du riz au curry japonais ou encore sous forme de sandwich.
Bonnes adresses :
Il existe quelques chaînes de restaurants qui propose cette spécialité comme Katsuya ou bien Matsunoya.
Le curry Japonais
Le curry indien a été rapidement adopté par l’armée impériale japonaise à la fin du XIXᵉ siècle, en tant que plat nutritif et facile à préparer en grande quantité. Il s’est ensuite démocratisé dans les écoles, les cantines, puis dans les foyers japonais. Le curry japonais est généralement plus doux et sucré que ses équivalents asiatiques, avec une texture épaisse et onctueuse. Il en existe plusieurs formes :
- Curry Pan : pain frit farci d’un curry épais.
- Curry Rice : curry servi avec du riz blanc,
- Katsu Curry : riz blanc accompagné d’une côtelette panée (tonkatsu),
- Curry Udon : nouilles épaisses servies dans un bouillon au curry,

Bonne adresse :
Une chaine de restaurant spécialisé dans le curry japonais : CoCo Ichibanya, à tester lors de votre prochain séjour au Japon.
Donburi
Le mot donburi signifie littéralement « bol », mais par extension, il désigne un repas servi dans un grand bol de riz garni d’une préparation salée. Les premières formes de donburi apparaissent à l’époque Edo. Ce plat s’est développé dans les grandes villes japonaises comme Tokyo et Osaka, en réponse à la demande croissante de repas rapides, nourrissants et économiques. Les donburi sont des plats du quotidien, généralement consommés avec une soupe miso et des légumes marinés. Ils se déclinent en de nombreuses variantes, parmi lesquelles :
- Kaisendon : riz vinaigré recouvert de poissons crus,
- Gyūdon : fines tranches de bœuf mijotées avec des oignons et de la sauce soja,
- Oyakodon : morceaux de poulet cuits avec de l’œuf battu et des oignons dans un bouillon légèrement sucré, servis sur du riz chaud,
- Tendon : tempura de crevettes ou de légumes, déposée sur du riz.

Bonne adresse :
Vous trouverez ce plat dans de nombreux restaurants en fonction de la garniture que vous préférez. Une chaine de restaurant : Yoshinoya, propose plusieurs menus à base de bol de riz (Gyudon, Oyakodon,…).
Les plats à base de pâte
Les plats à base de pâtes occupent une place centrale dans la cuisine japonaise, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Les nouilles ont été introduites au Japon à travers la Chine, à partir du VIIIᵉ siècle. Elles se sont peu à peu intégrées à la culture culinaire japonaise, donnant naissance à une grande variété de plats. Voici quelques-uns des principaux types de plats à base de nouilles :
- Ramen : nouilles de blé servies dans un bouillon riche et chaud, souvent accompagné de porc, d’œuf mariné et de légumes.
- Udon : nouilles épaisses et moelleuses à base de blé, servies chaudes ou froides selon la saison.
- Soba : nouilles fines à base de sarrasin, consommées aussi bien chaudes que froides, très populaires en été comme en hiver.
- Sōmen : très fines nouilles de blé, blanches, traditionnellement consommées froides pendant l’été.
- Yakisoba : nouilles sautées à la poêle avec de la viande, des légumes, et une sauce sucrée-salée. Ce plat est typiquement servi lors des festivals.
- Tsukemen : une variante moderne du ramen, inventée dans les années 1960 par Kazuo Yamagishi, célèbre chef à Tokyo. Les nouilles, servies froides, sont trempées dans un bouillon chaud et concentré. Ce plat a été pensé pour être consommé même durant les mois chauds.

Ces plats sont à la fois quotidiens, régionaux et saisonniers, et chacun possède sa propre histoire et ses particularités. Le choix des nouilles et du mode de préparation varie selon la saison, les préférences locales ou le contexte du repas.
Bonne adresse :
Voici un restaurant de Tsukemen dans le quartier de Hagashi-Ikebukuro à Tokyo : Mitsuyado Seimen, parfait pour une dégustation en été.
l’Unagi : l’anguille japonaise
L’unagi désigne l’anguille d’eau douce, très appréciée dans la cuisine japonaise, notamment grillée et nappée d’une sauce sucrée-salée. L’anguille est consommée au Japon depuis plus de 1000 ans. À l’époque, elle était généralement bouillie ou simplement cuite. Depuis la période d’Edo, et encore aujourd’hui, on la prépare désossée, grillée, puis laquée avec une sauce à base de sauce soja, de mirin, de sucre et de saké.

On retrouve ce plat sous différentes formes :
- Unadon : bol de riz garni de filets d’unagi grillé à la sauce kabayaki.
- Unajū : similaire à l’unadon, mais servi dans un coffret laqué, pour une présentation plus élégante.
- Hitsumabushi : spécialité de Nagoya. L’unagi est découpé en petits morceaux et consommé en trois étapes : nature, avec des condiments, puis avec du bouillon versé sur le riz.
- Umaki : rouleau d’omelette japonaise fourré à l’unagi.
- Unagi sushi / nigiri : anguille grillée posée sur du riz vinaigré.
- Unagi no kabayaki : anguille entière grillée à la sauce tare, servie telle quelle, parfois accompagnée de sanshō (poivre japonais).
Une tradition qui remonte à l’ère d’Edo veut que l’on consomme ce plat en été; en effet l’anguille, riche en protéines et en vitamines A et E, est censée renforcer le corps contre la chaleur estivale.
Bonnes adresses :
Une bonne adresse peu chère d’Unagi sur Tokyo : Unatoto Unagi ou encore Naruse Unagi dans le quartier de Roppongi avec un bon rapport qualité prix.
Les différents Wagyu
Ce n’est pas un plat à l’origine, mais une race bovine élevée au Japon depuis des siècles. Les wagyu sont réputés pour leur viande finement persillée, extrêmement tendre et riche en Umami. Avant l’ère Meiji (1868), la consommation de viande était très marginale au Japon, en raison de croyances religieuses et culturelles. Ce n’est qu’à la fin du XIXᵉ siècle, sous l’influence de l’Occident, que l’élevage de bœufs pour la viande a véritablement pris son essor.
Puis, au cours du XXᵉ siècle, des méthodes d’élevage particulièrement rigoureuses ont été mises en place pour produire une viande d’exception. Des régions comme Kobe, Hida, Matsusaka et Ōmi sont ainsi devenues célèbres pour leurs Wagyu, désormais reconnus sous forme de labels régionaux protégés.

On retrouve aujourd’hui cette viande d’exception déclinée sous plusieurs formes dans la cuisine japonaise :
- Sukiyaki : fines tranches de wagyu mijotées dans un bouillon sucré-salé, accompagnées de légumes, de tofu et de nouilles shirataki.
- Shabu-shabu : tranches très fines de bœuf plongées quelques secondes dans un bouillon chaud, puis trempées dans des sauces comme le ponzu ou le sésame.
- Yakiniku : le wagyu est grillé à table, souvent nature ou légèrement assaisonné, puis dégusté avec diverses sauces.
- Steak wagyu : simplement saisi à la poêle ou à la plancha pour préserver et sublimer la richesse de la viande.
- Wagyu donburi (ou gyūdon haut de gamme) : tranches de wagyu servies sur un bol de riz chaud, parfois accompagnées d’un œuf ou de condiments.
- Nigiri de wagyu / sushi au wagyu : tranche de bœuf légèrement saisie posée sur du riz vinaigré. Ce mets est très apprécié dans les restaurants de sushi haut de gamme.
- Katsu wagyu : version luxueuse du tonkatsu, où un steak de wagyu est pané, frit, puis découpé en tranches fondantes.
Le wagyu étant un produit rare et onéreux, il est généralement réservé à des occasions spéciales : fêtes de fin d’année, repas d’affaires prestigieux, ou encore expériences gastronomiques régionales.
Bonne adresse :
Voici une excellente adresse qui propose du bœuf Wagyu avec diverse façon de le manger; MASU.
Yakiniku : Le barbecue japonais
Le mot yakiniku signifie littéralement « viande grillée ». Bien que la cuisson de la viande sur le feu existe depuis longtemps au Japon, le concept moderne du yakiniku, en tant que repas convivial autour d’un grill de table, s’est développé au XXᵉ siècle, en grande partie sous influence coréenne, après la Seconde Guerre mondiale.
Lors de ce barbecue, on fait griller du bœuf — parfois du wagyu, mais aussi du porc, du poulet ou des abats — le tout accompagné de légumes marinés à la coréenne, de salade et de soupe miso.

Le yakiniku est un plat convivial et festif, généralement partagé en groupe, notamment lors de sorties entre collègues (souvent dans des izakaya), ou lors de repas en famille ou entre amis.
Bonne adresse :
Voici une bonne adresse de Yakiniku dans la capitale Japonaise.
Le Shabu Shabu : La fondu japonaise
Le Shabu Shabu est un plat japonais apparu au milieu du XXe siècle. Il a été popularisé à Osaka dans les années 1950 et s’inspire du concept de la fondue chinoise. Dans cette spécialité, on cuit de fines tranches de viande crue; souvent du bœuf ou du porc, dans un bouillon très chaud, accompagnées de légumes (chou chinois, épinards, carottes, champignons, oignon ou poireau). Il existe également des variantes végétariennes à base de tofu, des Kaisen Shabu Shabu préparés avec des fruits de mer, ou encore des spicy Shabu Shabu, proposés avec un bouillon pimenté influencé par les hot pots coréens ou chinois.

Le Shabu Shabu est un plat convivial et hivernal (appelé aussi Nabe pour l’hiver), souvent dégusté en famille ou entre amis.
Bonne adresse :
Une excellente adresse de cette spécialité dans Tokyo : Tsukada Shabu Shabu, avec une vue imprenable sur la ville.
Les snacks et la Street Food
Les onigiri
Les premières formes d’onigiri remontent à l’époque Heian, au VIIIe siècle. Il s’agit de boulettes ou de triangles de riz, souvent enveloppés d’une feuille d’algue nori et généralement garnis d’un ingrédient salé. Parmi les garnitures traditionnelles, on trouve la prune salée (une pratique très ancienne), le saumon grillé, les œufs de morue, l’algue sucrée-salée, ou encore le très populaire thon-mayonnaise. De nombreux autres ingrédients, parfois originaux ou régionaux, sont également disponibles dans les konbini.
Les onigiri sont des snack très courant au Japon. Ils sont principalement consommés à emporter : pour les pique-niques, les voyages en train, lors des fêtes sportives, ou simplement comme en-cas ou repas rapide du quotidien.

Où en trouver ?
Vous en trouverez dans toutes les superettes (konbini) du pays, et après avoir goûter le thon mayo vous pourrez plus vous en passer !
Les Yaki Soba
C’est une star des stands de rue (yatai) lors des fêtes traditionnelles. Bien qu’elles portent le nom de “soba”, les yakisoba sont faites avec des nouilles de blé, sautées sur une plaque chauffante avec des légumes, de la viande, et bien sûr, la fameuse sauce yakisoba, sucrée et légèrement épicée.

Où en trouver ?
Disponible sur les stands de street food à l’occasion de festival (Matsuri).
Les sandwichs ou Sando
Le mot « Sando » est l’abréviation japonaise du mot « sandwich », introduit au Japon à la fin du XIXe siècle, lors de l’ouverture du pays à l’Occident. Les sandwichs se sont popularisés grâce aux cafés de style occidental et dans les gares, où ils étaient vendus comme repas rapides à emporter. Le sando a été réinterprété à la japonaise, avec un pain moelleux, des garnitures soignées, une présentation nette, et souvent sans croûte.

Voici quelques exemples de Sando populaire que l’on peut voir au Japon :
- Katsu Sando : Porc pané frit (tonkatsu), parfois chou râpé
- Tamago Sando : Œuf dur écrasé mélangés à de la mayonnaise japonaise
- Gyukatsu Sando / Wagyu Sando : Version luxueuse avec bœuf wagyu pané et saignant (Souvent servi dans les restaurants haut de gamme)
- Sando modernes / fusion : Crevette, Poulet au Teriyaki, Yakisoba-pan (pain garni de nouilles sautées)
- Sando Veggie : Préparé avec du tofu, de l’avocat, ou des edamame
Où en trouver ?
On peut trouver des Sando dans les Konbini mais aussi dans des restaurants spécialisés tel que : Yukiya Ginza.
Takoyaki
Les takoyaki sont de petites boulettes de pâte moelleuse, cuites dans un moule spécial et garnies de morceaux de poulpe « tako« . Originaires de la ville d’Osaka depuis le XXᵉ siècle, ils sont devenus une street food emblématique. Bien que la recette traditionnelle au poulpe soit la plus populaire, plusieurs variantes existent, comme celles à la crevette, au fromage fondu ou encore au kimchi.

Attention, ce plat est servi très chaud : nombreux sont ceux qui se brûlent en voulant les manger trop vite !
Où en trouver ?
Je vous conseille de vous balader dans les rues commerçantes d’Osaka pour goûter à la recette traditionnelle.
Le poulet frit ou Karaage
Le mot Karaage désigne un style de friture d’inspiration chinoise (différent des tempura), mais il signifie plus communément le poulet frit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le poulet karaage est très apprécié et consommé par les Japonais, à tel point que l’on retrouve différentes façons de le préparer selon les régions et préfectures du pays. Dans sa version « originale », ce sont les cuisses de poulet qui sont marinées puis frites.

À Nagoya, on trouve une recette avec des ailes de poulet laquées d’une sauce sucrée-salée. Une spécialité de Miyazaki consiste à tremper le poulet frit dans du vinaigre doux, puis à le servir avec une sauce tartare. Il existe également des versions végétariennes, à base de tofu ou de champignons.
Où en trouver ?
Les konbini proposent plusieurs assortiments de ce snack très populaire. Mais une chaîne de fast-food, connue aussi en France, en a fait sa marque de fabrique : KFC. À tel point que le menu de poulet chez KFC est devenu une véritable tradition pour le repas de Noël au Japon.
Les desserts du Japon
Le Melonpan
Le melonpan est un pain sucré japonais dont la particularité réside dans sa croûte croustillante, ornée d’un motif en quadrillage rappelant la peau d’un melon. Ce pain est apparu au début du XXᵉ siècle, avec l’introduction des techniques de boulangerie européennes au Japon. Les premières versions ne comportaient aucun arôme de melon, mais au fil du temps, certaines ont intégré un parfum artificiel ou une garniture à base de melon.

Aujourd’hui, de nombreuses autres saveurs existent, comme le matcha, le chocolat, la fraise, ou encore l‘Ice Melonpan, une variante garnie de glace à l’intérieur ou servie chaude accompagnée de glace.
Où en trouver ?
Vous trouverez de nombreuses boulangeries dans la capitale qui se sont spécialisés dans le Melonpan, mais si vous rechercher une adresse de qualité, je peux vous suggérer celle de Kyuei Melon Pan.
Les Taiyaki
Le taiyaki est une pâtisserie japonaise en forme de poisson, traditionnellement fourrée à la pâte de haricots rouges sucrée « anko« . Il a été créé à Tokyo en 1909 par le magasin Naniwaya Sohonten, qui est toujours en activité aujourd’hui. Le taiyaki s’inspire d’un dessert plus ancien : l’Imagawayaki, une galette ronde également fourrée à l’anko. Le choix de la forme de la daurade, appelée « Tai » en japonais, vise à donner un aspect festif et porte-bonheur à cette pâtisserie populaire.

De nombreuses déclinaisons sont proposées au XXIᵉ siècle, mais la version originale à l’anko reste un incontournable, car c’est un goût typiquement japonais. Des variantes salées ou glacées sont également proposées parfois.
Où en trouver ?
Un peu partout dans la capitale se sont des stands avec une enseigne de poissons sur le dessus, difficile à rater. Pour une version au chocolat ce stand en fait des très bons : Taikayi Sawada.
Les crêpes « Marion »
Les crêpes japonaises sont une adaptation moderne et « pop » de la crêpe française, popularisée dans les années 1970 au Japon. L’une des premières enseignes à les introduire est Marion Crêpes, fondée à Harajuku en 1976. Leur idée était de proposer une crêpe froide, roulée en cône, facile à manger en marchant, avec des garnitures sucrées et visuelles, pour attirer une jeune clientèle. Par la suite, cette crêpe est devenue une référence au Japon et s’est démocratisée dans tout le pays.
Les recettes sont multiples. Si vous aimez les mélanges de crêpes, fruits et glace, c’est une expérience à tester. De mon point de vue, c’est plus une expérience gustative touristique et culturelle japonaise qu’une découverte culinaire profonde.


Où en trouver ?
Comme les stands de taiyaki, ces crêpes sont visibles et présentes dans toutes les grandes artères commerçantes des principales villes du pays.
Fluffy pancake
Les fluffy pancakes sont une version moderne et aérienne des pancakes traditionnels, très populaires au Japon. Il s’agit d’une création récente, apparue dans les années 2010, à une époque où la cuisine japonaise s’ouvrait largement aux influences occidentales, notamment américaines.

Les fluffy pancakes se déclinent en plusieurs variantes gourmandes, souvent inspirées des goûts japonais :
- Matcha pancakes : avec de la poudre de thé vert matcha intégrée à la pâte ou simplement saupoudrée sur le dessus.
- Sésame noir (kurogoma) : nappés d’une crème au sésame noir, une saveur très appréciée au Japon.
- Crème brûlée : garnis de crème pâtissière et caramélisés à la manière d’une crème brûlée.
- Fruits frais : accompagnés de fraises, mangue, myrtilles ou bananes, avec de la crème chantilly ou du mascarpone.
- Pancakes salés : plus rares, ils sont servis façon brunch, avec œuf poché, bacon ou saumon fumé.

Ces pancakes ne sont pas consommés quotidiennement, mais plutôt à l’occasion de moments spéciaux, comme les week-ends ou les jours fériés. L’un des facteurs clés de leur succès réside dans leur présentation spectaculaire : empilés en hauteur, joliment décorés, avec un aspect tremblotant et moelleux très caractéristique. Cela en a fait un véritable phénomène viral sur les réseaux sociaux.
Où en trouver ?
Pour un brunch moelleux dans la capitale : A Happy Pancake Omotesando
Fruit Sando : Sandwich au fruit
Comme mentionné plus haut, les sando sont également très répandus au Japon en version sucrée, notamment à base de crème chantilly et de fruits frais. Ce dessert fait partie des nombreux exemples de yōshoku, c’est-à-dire de plats d’inspiration occidentale, adaptés aux goûts japonais.
Il s’agit avant tout d’un sandwich visuel, rendu populaire par l’utilisation de fruits colorés et soigneusement disposés, comme les fraises, les kiwis ou les mangues. On le consomme aussi bien en collation, au petit-déjeuner, qu’en dessert, notamment dans les salons de thé ou les cafés tendance.

Où en trouver ?
Dans les Konbini ou dans certains salon de thé. Je n’ai pas de recommandation particulière pour ce dessert.
Dessert à base de matcha
Le matcha est une poudre de thé vert finement moulue, utilisée à l’origine dans la cérémonie du thé japonaise, un rituel codifié dès le XIVe siècle, après l’introduction du thé au Japon par les moines bouddhistes zen venus de Chine. À l’origine, le matcha n’était pas sucré : il était dégusté pur, accompagné de wagashi, des pâtisseries traditionnelles japonaises conçues pour équilibrer l’amertume du thé.
Ce n’est qu’à partir du XXe siècle, notamment après la Seconde Guerre mondiale, que le matcha a commencé à être utilisé comme ingrédient culinaire, notamment dans les pâtisseries et desserts. L’ouverture croissante du Japon à la cuisine occidentale a favorisé l’émergence de desserts hybrides, alliant techniques occidentales et saveurs japonaises, où le matcha occupe une place centrale.
Lors de mon dernier séjour, j’ai constaté que le matcha était omniprésent dans la cuisine japonaise, au même titre que le chocolat dans la gastronomie française.
Voici quelques exemples de desserts au matcha que vous pourrez déguster sur place :
- Glace au matcha
- Gâteaux au matcha : Castella, cheesecake, roll cake, tiramisu, etc.
- Chocolat au matcha, KitKat, biscuits, financiers
- Yōkan au matcha : gelée sucrée à base d’agar et de pâte de haricot rouge
- Mochi au matcha : fourré à l’anko ou à la crème
Ces créations mettent en valeur la subtilité aromatique du matcha, à la fois végétale, umami et légèrement amère, et illustrent l’équilibre si recherché dans la gastronomie japonaise entre tradition et modernité.
Où en trouver ?
Je peux vous recommander un salon de thé à Takayama, où certaines tables offrent une vue apaisante sur un jardin japonais intérieur. C’est l’endroit idéal pour faire une pause, savourer une excellente pâtisserie et déguster un thé au matcha de qualité dans un cadre traditionnel et serein : Mitsuha Saryo.
Pour un salon de thé plus proche de Tokyo, je vous recommande celui du temple Hokoku-ji, à Kamakura : une véritable parenthèse de sérénité, avec son cadre zen et apaisant. J’en parle d’ailleurs plus en détail dans cet article.

N’hésitez pas à me dire si vous pensez à d’autres spécialités culinaires incontournables à inclure dans cet article, je me ferai un plaisir de les ajouter !